Pour un plan de relance de l’ESS

 

Crise sanitaire. Crise économique. Crise sociale. Les associations et autres établissements de l’économie sociale et solidaire sont en première ligne pour maintenir la cohésion et le lien social.

 

Entreprises d’insertion par l’activité économique, associations d’action sociale et de solidarité, coopératives d’activité et d’emploi, entreprises d’utilité sociale… c’est grâce à l’engagement et au dévouement de leurs responsables que de nombreuses structures, en lien avec le Réseau national de l’économie sociale et solidaire RENESS, se sont efforcées d’apporter au quotidien des réponses innovantes et solidaires contre la fracture sociale et au service de la Fraternité républicaine.

 

Les ressources se raréfient, les subventions sont souvent en diminution, et les dépenses d’intervention sociale augmentent.

 

 

Face à cette situation et afin d’assurer leur pérennité, de nombreux acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire se sont trouvés dans l’obligation de recourir au Prêt Garanti par l’Etat qui leur sera souvent difficile de rembourser.

 

Les 12 prochains mois vont être cruciaux pour l’avenir et la solidarité de notre secteur économique et social qui devient de plus en plus indispensable au bien vivre ensemble.

 

Il est très étonnant dans un tel contexte que les associations ne puissent pas, en cas de nécessité, recourir à un dispositif d’exonération partielle de leur charges ou être éligibles à un fonds de solidarité.

 

 

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons, dans le cadre du plan de relance mis en place par le Gouvernement, que cette question fasse l’objet d’un examen rapide.

 

10% du PIB, 12% de l’emploi privé, 2,3 millions de salariés, le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire a besoin d’un véritable plan de relance et de soutien pour continuer d’oeuvrer dans les meilleurs conditions.

 

 

La crise actuelle nous invite collectivement à innover et investir toutes nos énergies pour une société plus solidaire. Le Produit Intérieur Brut permet de mesurer partiellement les enjeux sociétaux. Pourquoi ne pas travailler à construire ensemble à un nouvel indicateur : le Produit Intérieur de Fraternité.

 

Pascal COLIN
Président du RENESS